Autour de Serge Pey & Nicolas Primat (poésie et animalité, des temps préhistoriques à nos jours), du 11 au 13 octobre à Reillanne (04)

Le poète Serge Pey a répondu à l’invitation de la librairie Regain et sera en résidence à Reillanne du 11 au 13 octobre au Labo Novo (voir ici une présentation de ce lieu dédié à la performance).
Son séjour s’inscrit dans l’opération « Un automne en librairies » portée par l’association Libraires du sud.

Au programme de ces trois jours :

Vendredi 11 Octobre
Librairie Regain à 18 h

Rencontre avec Serge Pey autour de deux ouvrages : Les Poupées de Rivesaltes (Quiero, 2011) et Manifeste Magdalénien (Dernier télégramme, 2015). Discussion animée par Samuel Autexier autour du travail du poète et de la conception de ces deux livres suivie d’un apéro de bienvenue.
Samedi 12 Octobre
Labo Novo de 15h à 17 h
Conférence de Serge Pey avec Adrien Mergueditchian (chercheur au CNRS) sur l’origine du langage et autour du travail de Nicolas Primat (public pro), suivie d’une performance à 18 h.
Dimanche 13 Octobre
Librairie Regain de 11h à 13h

Rencontre-dédicace avec Serge Pey. 
En permanence

Au Labo Novo :
exposition de l’œuvre de Nicolas Primat et interventions diverses
À la librairie Regain :
exposition des éditions Quiero et des livres du Dernier télégramme

Durant le séjour du poète, un travail de captation sonore sera réalisé par Célio Paillard.
Des interventions performées des artistes Pénélope la Méta, 1kaGerardo Juárez Jurado ponctueront l’exposition du travail de Nicolas Primat.

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Serge Pey

Né en 1950 à Toulouse dans une famille ouvrière, Serge Pey est un enfant de la guerre civile espagnole et de l’immigration. Dans les années 1970, il fonde la revue Émeute, puis les éditions Tribu.
Poète, performeur, plasticien, romancier, maître de conférence à l’université Toulouse-Le Mirail, il expérimente, sous toutes ses formes, l’espace oral de la poésie et s’affirme comme la figure de proue du mouvement de l’art-action.
« Le travail de Serge Pey dans la poésie contemporaine se définit comme une articulation entre écriture et oralité. Il ouvre des passages dans les poésies traditionnelles des peuples sans écriture, la poésie médiévale, les pulsions du zaoum et celles de la poésie sonore. La façon de médiatiser son poème ou de l’illustrer oralement passe par une rythmique faisant appel à toutes les ressources du corps : battement de pieds, percussions avec ses mains, voix de ventre et de gorges. Il déclare lui-même vouloir « champter » son poème. Dans sa diction vertigineuse proche de l’hallucination, le rythme restitue la colonne vertébrale de son texte. »

Auteur de très nombreux ouvrages parus chez Gallimard, Flammarion, Zulma, Doucey, Dernier Télégramme, Fondeurs de briques, etc., il a obtenu ces dernières années plusieurs prix littéraires (Apollinaire, Yvan Goll, SGDL…).


Nicolas Primat

Né en 1967 à Lyon, Nicolas Primat a disparu brutalement à l’âge de 42 ans.
Persuadé que l’un des rôles essentiel de l’artiste est « la découverte et l’exploration de nouveaux territoires », il a posé dès 1999 les bases d’un projet novateur en partenariat avec le monde scientifique, instaurer une communication inter espèces avec des primates, « afin d’établir un lien entre nos origines et par extrapolation, avec des futurs possibles ». Nicolas Primat transmet une œuvre prolixe, chatoyante, responsable, émouvante et parfois extrême. 



04110 Reillanne, France

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