Croire aux fauves

12,50 

Nastassja Martin
Verticales

152 pages
Parution : 10/10/2019

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EAN : 9782072849787 Rayon : Étiquettes : , , , ,

Résumé de l'éditeur

« Ce jour-là, le 25 août 2015, l’événement n’est pas : un ours attaque une
anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka.
L’événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières
entre les mondes implosent. Les limites physiques entre un humain et une
bête, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs
têtes. C’est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui
rejoint l’actuel ; le rêve qui rejoint l’incarné. » Croire aux fauves est
le récit d’un corps-à-corps entre un ours et une anthropologue au
Kamtchatka. Et comme Nastassja Martin le souligne immédiatement, c’est une
blessure et une renaissance, dont elle sortira en partie défigurée, mais surtout transfigurée. La singularité de son point de vue a
toujours tenu à son engagement avec les peuples étudiés – les Gwich’in de
l’Alaska puis les Évènes d Kamtchatka -, engagement si total qu’il a
parfois aboli les distances soi-disant objectives et soulevé en elle des
interrogations vertigineuses. Ainsi, avec cet ours, s’est-elle confrontée à
une figure essentielle des mythologies locales, « l’âme sauvage », comme si
cette bête fauve était le point de collision entre savoirs scientifiques et
implication animiste. Outre ce motif initial, elle relate les nombreuses
opérations subies en Russie à l’hôpital de Petropavlosk, puis en France à
La Salpêtrière ou au CHU de Grenoble. Au cours d’une énième
hospitalisation, de nouvelles menaces surviennent, une maladie nosocomiale
puis un risque de tuberculose. Face à ces sombres perspectives, la rescapée
décide de retourner sur les lieux du « baiser de l’ours ». Et c’est dans ce
refuge d’une inquiétante familiarité qu’elle approfondit les
questionnements qui l’ont assaillie depuis des mois, les met au diapason
d’une pleine Nature habitée par des croyances ancestrales et des
solidarités élémentaires, mais aussi à l’épreuve des préjugés de certains
habitants envers la « miedka » qu’elle est devenue, mi-femme mifauve.
Ultime stigmatisation qui va nourrir son désir de pousser plus loin encore
sa méditation anthropologique.

Fiche technique

Poids 192 g
Dimensions 21 × 14 × 1 cm

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