Fugue pour violon seul

21,00 

Robert Laffont

0 pages
Parution : x

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EAN : 9782221126271 Rayon : Étiquettes : , ,

Résumé de l'éditeur

Dans les années 1970, alors que l’Albanie s’enfonce dans l’isolement et la
répression sous le joug de son dictateur Enver Hoxha, Tedi Papavrami
grandit, entouré de son père Robert, violon solo de l’orchestre de l’opéra
de Tirana et brillant professeur de violon au conservatoire, et de sa mère,
programmatrice musicale à la radio d’État. Dans leur maison épargnée par le
découpage communautaire, Tedi est aussi entouré de l’affection de sa
grand-mère et de son grand-père, Dodo, médecin à la retraite qu’il admire.
Malgré son exigence démesurée et son peu de foi en son fils unique trop
gâté, Robert Papavrami découvre chez Tedi des prédispositions tout à fait
exceptionnelles pour le violon dès l’âge de quatre ans. L’enfant un peu paresseux ne cesse de chercher des subterfuges pour ne pas travailler,
mais sous la férule intransigeante et intraitable de son père, il va
développer techniquement et artistiquement ses dons. À huit ans seulement,
il se produit en concert avec l’orchestre philarmonique de Tirana et sa
virtuosité hors du commun, sa vélocité fulgurante sont remarquées. Un
flûtiste français, Alain Marion, conquis par ce jeune prodige, obtient pour
lui une bourse en France où il débarque à l’âge de onze ans, à la fois
effrayé et émerveillé par cet « autre monde » qui lui avait toujours paru
inaccessible. Sous la direction du grand violoniste Pierre Amoyal, Tedi
prépare le concours d’entrée au Conservatoire national supérieur de musique
de Paris qu’il réussit brillamment. Son père venu l’accompagner quelques
mois doit cependant repartir au pays. Tedi reste alors seul, livré à
lui-même, cantonné dans un appartement lugubre de l’ambassade, entouré d’un
personnel froid et hostile. Pour ne pas succomber à la détresse d’une telle
situation, il va se plonger corps et âme dans la pratique de la musique et
dans la lecture. À la fin de ses études, désireux de continuer une carrière
prometteuse qui serait compromise par un retour en Albanie, Tedi, et ses
parents qui l’ont rejoint à Paris, demandent l’asile politique. Leur
famille restée en Albanie devra payer leur liberté d’un prix très lourd :
ses grands-parents et la famille de sa mère sont déportés et internés
jusqu’à la chute du régime, en 1991. De retour en Albanie pour une tournée
deux ans plus tard, Tedi y reverra son grand-père avant qu’il ne se suicide
en 1993.

Fiche technique

Poids 402 g
Dimensions 14 × 3 cm

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