L’Ami arménien

18,00 

Andreï Makine
Grasset

216 pages
Parution : 06/01/2021

Rupture de stock

EAN : 9782246826576 Rayons : , Étiquettes : , ,

Résumé de l'éditeur

A travers l’histoire d’une amitié adolescente, Makine révèle dans ce
véritable bijou de littérature classique un épisode inoubliable de sa
jeunesse. Le narrateur, treize ans, vit dans un orphelinat de Sibérie à l’époque de
l’empire soviétique finissant. Dans la cour de l’école, il prend la défense
de Vardan, un adolescent que sa pureté, sa maturité et sa fragilité
désignent aux brutes comme bouc-émissaire idéal. Il raccompagne chez lui
son ami, dans le quartier dit du « Bout du diable » peuplé d’anciens
prisonniers, d’aventuriers fourbus, de déracinés égarés «qui n’ont pour
biographie que la géographie de leurs errances. » Il est accueilli là par
une petite communauté de familles arméniennes venues soulager le sort de
leurs proches transférés et emprisonnés en ce lieu, à 5 000 kilomètres de leur Caucase natal, en
attente de jugement pour « subversion séparatiste et complot
anti-soviétique » parce qu’ils avaient créé une organisation clandestine se
battant pour l’indépendance de l’Arménie. De magnifiques figures se détachent de ce petit « royaume d’Arménie »
miniature : la mère de Vardan, Chamiram ; la soeur de Vardan, Gulizar,
belle comme une princesse du Caucase qui enflamme tous les coeurs mais ne
vit que dans la dévotion à son mari emprisonné ; Sarven, le vieux sage de
la communauté… Un adolescent ramassant sur une voie de chemin de fer une vieille
prostituée avinée qu’il protège avec délicatesse, une brute déportée
couvant au camp un oiseau blessé qui finira par s’envoler au-dessus des
barbelés : autant d’hommages à ces « copeaux humains, vies sacrifiées sous
la hache des faiseurs de l’Histoire. » Le narrateur, garde du corps de
Vardan, devient le sentinelle de sa vie menacée, car l’adolescent souffre
de la « maladie arménienne » qui menace de l’emporter, et voilà que de
proche en proche, le narrateur se trouve à son tour menacé et incarcéré,
quand le creusement d’un tunnel pour une chasse au trésor, qu’il prenait
pour un jeu d’enfants, est soupçonné par le régime d’être une participation
active à une tentative d’évasion… Ce magnifique roman convoque une double nostalgie : celle de cette petite
communauté arménienne pour son pays natal, et celle de l’auteur pour son
ami disparu lorsqu’il revient en épilogue du livre, des décennies plus
tard, exhumer les vestiges du passé dans cette grande ville sibérienne aux
quartiers miséreux qui abritaient, derrière leurs remparts, l’antichambre
des camps.

Fiche technique

Poids 252 g
Dimensions 21 × 13 × 2 cm

Avis de lecture

Il n’y a pas encore d’Avis de lecture.

Envoyer nous une lecture sur “L’Ami arménien”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *