L’Anthropocène contre l’histoire

15,00 

Andréas Malm
La Fabrique

250 pages
Parution : 10/04/2017

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EAN : 9782358720953 Rayon : Étiquettes : , ,

Résumé de l'éditeur

Depuis que le météorologue et prix Nobel de Chimie Paul Crutzen a proposé
le terme en l’an 2000, le concept d’« anthropocène » est devenu
incontournable dans les débats scientifiques, médiatiques et citoyens sur
le réchauffement climatique et la « crise environnementale ». Le postulat
en est simple, et son effet édifiant : la Terre est entrée dans une
nouvelle époque géologique, l’anthropocène succédant à l’holocène, où
l’Homme est une force tellurique, ses activités ayant un impact global
significatif sur l’écosystème terrestre. Dans cet essai, Andreas Malm
revient d’abord sur la fortune de ce concept et s’interroge sur sa
validité. En associant les dérèglements climatiques actuels aux activités
de l’humanité dans son ensemble, à l’espèce humaine, ou à une « nature humaine » irrémédiablement portée vers le progrès, les tenants de
l’anthropocène proposent une vision déformée de la situation. En premier
lieu, ils restent aveugles aux écarts immenses qui subsistent dans la
consommation énergétique des humains (entre par exemple un Australien moyen
et un habitant de l’Afrique subsaharienne). Ensuite, ils fabriquent un
récit linéaire, et faux, de l’histoire énergétique, qui présente l’économie
fossile – responsable des émissions de gaz à effet de serre – comme
l’aboutissement preneurs d’accroître leur contrôle sur la production et sur
les travailleurs. L’histoire se poursuit en Inde où l’agenda de
l’impérialisme anglais se trouve intimement lié à la nécessité d’extraire
du charbon, puis du pétrole, à grande échelle. Si la Terre entre alors dans
une nouvelle ère géologique, nous dit Malm, c’est celle du Capital. Le 3e
chapitre fait un pas de côté en évoquant les représentations littéraires de
l’économie fossile, écrites bien avant l’avènement de la science
climatologique, et dont les images cataclysmiques « nous aident à établir
une compréhension critique de notre présent ». Le dernier chapitre est une
réflexion sur les moyens et les perspectives qui s’imposent devant
l’urgence climatique. Plutôt que de rêver une humanité unie face à sa
propre nature, Malm invite à penser le rassemblement politique de celles et
ceux qui sont et seront les premières victimes de la catastrophe à venir.
Entérinant l’impuissance des États, soucieux de préserver les conditions de
l’accumulation capitaliste qui nous mènent au désastre, il rappelle que
seuls des mouvements populaires de grande envergure – déjà en germe dans
les zones les plus menacées – seront à même de changer la donne. Un livre
passionnant et nécessaire qui fournit aux révolutionnaires la maxime
définitive de notre siècle : Il n’y aura pas de révolution climatique sans
révolution sociale, et vice versa.

Fiche technique

Poids 280 g
Dimensions 20 × 13 × 2 cm

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