Le Cabaret des oiseaux

18,25 

André Bucher
Sabine Wespieser

190 pages
Parution : 20/08/2004

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EAN : 9782848050263 Rayon : Étiquettes : ,

Résumé de l'éditeur

Le deuxième roman d’André Bucher est un long blues, dont les notes
mélancoliques et poignantes trouvent écho dans la nature grandiose qu’il
décrit si bien. C’est au bout du monde, dans la cour d’une ferme isolée au
coeur de la montagne, qu’échouent les deux repris de justice qui vont tuer
la mère de Tristan, sous ses yeux, le jour de ses six ans. Dès cet instant,
les mécanismes habituels de la relation avec le monde seront détraqués pour
lui comme pour son père. Des années plus tard, le cauchemar va le rattraper
: pour prendre la défense de ceux qu’il aime et aussi pour conjurer la
culpabilité de n’avoir rien pu pour sauver sa mère, il tuera à son tour deux individus qui s’étaient introduits dans la nouvelle ferme.
Condamné avec circonstances atténuantes, il sort de prison à dix-neuf ans :
son récit est alors une tentative de dénouer les fils emmêlés de son
histoire. Confession d’un enfant solitaire qui trouve dans les mots qu’il
ne comprend pas toujours exactement, mais qu’il fait vivre dans ses
rêveries, les raisons de continuer, le récit revient sur la douleur du
deuil, sur le tête-à-tête avec un père terrassé et maladroit, et aussi, non
sans ironie, sur les personnages que les institutions dépêchent auprès de
l’enfant traumatisé : le  » docteur de l’esprit  » avec son noeud papillon,  »
le docteur des généralités  » et surtout la maîtresse d’école, apparaissent
comme des adultes sans doute bienveillants mais bien plus difficiles à
comprendre que le merle et la corneille apprivoisés dont il a fait ses
meilleurs amis. L’horizon s’éclaire quand le père de Tristan revient d’une
virée à Paris avec Maryse,  » qui vient des hommes et du froid  » et que, à
l’instigation de la jeune femme, cette famille de guingois tente un nouveau
départ en ouvrant, au sommet du Col de l’Homme mort, dans l’aride et
grandiose paysage des Alpes-de-Haute-Provence, une ferme auberge, le
Cabaret des oiseaux. Tristan grandit, entre le collège à Sisteron et les
travaux de la ferme, et trouve en Germain, le vieux berger alsacien
installé là un père de substitution, qui lui parle du monde et de l’amour,
et surtout l’initie à la musique, à ce blues qui va rythmer toute son
adolescence. Mais c’est réellement sa relation avec Maryse, sa  » mère belle
 » et son initiatrice, qui va illuminer sa vie. C’est pour elle surtout
qu’il va agir, lui l’enfant retardé,  » arrêté « , pour qui le temps est
resté suspendu : au moment où débarquent dans la cour du Cabaret des
oiseaux les hommes qui entendent la ramener avec eux, la rendre à son
passé, Tristan décroche le fusil qu’il a appris à manier en secret… Après
Le pays qui vient de loin, roman plutôt masculin sur la transmission et la
filiation, André Bucher écrit magnifiquement, avec pudeur et justesse, le
roman d’apprentissage d’un garçon orphelin sauvé par trois figures
féminines : celle de l’institutrice, celle de Maryse et celle de Blanche,
sa  » mère première « , pour qui il a voulu apprendre à écrire, pour qui il
confie à la rivière un long poème nostalgique, son blues à lui, et qui
plane sur le roman comme une figure protectrice et tutélaire, partie
prenante d’une nature complice et bruissante.

Fiche technique

Poids 240 g
Dimensions 18 × 14 × 1 cm

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