Le Navire de bois (T1)

(1 lecture)

10,15 

Jahnn Hans-Henny
Corti

256 pages
Parution : 07/06/2007

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EAN : 9782714309501 Rayon : Étiquettes : , , ,

Résumé de l'éditeur

Achevé en 1936, Le Navire de bois constitue le premier volet de la trilogie
romanesque publiée à titre posthume, Fleuve sans Rives. Comme Andreas de Hoffmannsthal, Le Procès de Kafka et L’Homme sans qualités de Musil, la trilogie fait partie des grandes oeuvres en prose de notre siècle restées inachevées. Comme dans ses autres oeuvres, et notamment son théâtre, Jahnn conduit ses personnages jusqu’au point de rupture où les forces, soudain libérées, se déchaînent. « Ce que nous accordons aux tragiques du passé, écrivait Hans Wolffheim en 1966, à propos de l’auteur du Navire de bois, nous devons le concéder au poète moderne : d’être, au-delà des conventions
bourgeoises, un créateur de mythes, de proposer donc des Images
archétypiques de l’homme qui font peut-être éclater ces conventions. Il se pourrait qu’on y découvre
plus de vérité que dans les icônes confortables de nos normes sociales. »
Chez Jahnn, comme chez Kafka, des acteurs cheminent sans but, presque sans
chemin. Ils n’avancent plus, de peur de reculer. Ils voudraient marcher,
s’élancer, mais ils craignent de marcher à l’envers. Jamais plus les pas ne
s’enchaînent. Tout l’effort de l’écrivain consiste à les égarer davantage,
à les perdre, car l’idée du « chemin » est encore une entrave : « quand on dit
que le chemin est plus important que le but, c’est en souvenir d’un début
où ils ont été identiques. » (Jünger, Les Ciseaux). Pour complaire à sa
fiancée, la fille d’un capitaine de marine, Gustav décide à l’improviste de
l’accompagner dans un voyage sur un étrange navire de bois, véritable
labyrinthe, transportant une cargaison mystérieuse vers une destination
inconnue. Seule femme à bord, Ellena devient l’objet des fantasmes de tous
les hommes. Un jour, elle a disparu ; en tentant de la retrouver, Gustav
provoque involontairement le naufrage du navire. À la fois roman de haute
mer, de la veine des Melville et Conrad, mettant l’homme aux prises avec
les éléments, et intrigue policière, comme Le Procès de Kafka, ce récit
allie un réalisme intense à un univers intérieur et symbolique : le mystère
ou l’absurdité de l’existence, la solitude des êtres, leur obscure
culpabilité.

Fiche technique

Poids 236 g
Dimensions 18 × 12 × 1 cm

1 lecture pour Le Navire de bois (T1)

  1. Avatar

    Sadou

    « Le Navire de bois » d’Hans Henny Jahnn m’a été conseillé par Coralie Rouet.
    Ce livre m’a remise dans l’ardeur d’une littérature puissante, symbolique, exigeante, une oeuvre complète dans laquelle se confondent les grandes questions métaphysiques.
    La chute s’y précipite par strates, de l’amour on retient les paradoxes, l’obsession, le désenchantement.
    L’homme y est placé dans la toile de ses ténèbres, à la lumière d’une étrange structure, celle d’un navire fantôme, voguant tant bien que mal vers un but inconnu.
    Le navire de bois est chargé d’un transport, contient une marchandise, tout comme l’homme porte sa charge, le mystère autour de cette « charge » s’intensifie jusqu’à l’absurde.
    Les pièges n’y sont toujours que l’exacerbation du doute lié à un imaginaire empreint de folie.
    Les esprits rendus perméables se frottent à des idées hallucinées, et se retrouvent face au vide et à l’impuissance que celui-ci confère.
    Le Navire de bois pousse loin les dérives et la confusion des sentiments, une certaine crudité dans la souffrance m’a fait penser au livre « la boîte en os » d’Antoinette Peské, dans lequel les frontières corps-esprit se délitent.
    Pour conclure ce livre majeur ouvre une multitude complexe de voix, de réflexions, d’imaginaires, et permet un voyage au coeur du labyrinthe de l’âme humaine.

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