Un crime parfait

3,10 

David Grann
Allia

80 pages
Parution : 16/09/2009

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EAN : 9782844853257 Rayon : Étiquettes : , , ,

Résumé de l'éditeur

Au mois de décembre de l’année 2000, le corps sans vie de D. Janiszewski,
jeune homme d’affaire polonais sans histoire, est découvert dans le lit
calme d’une rivière, près de Wroclaw. Ses mains sont liées dans le dos et
jointes par une corde à son cou. Des entailles profondes laissent à penser
qu’il a été torturé avant d’être jeté à l’eau. Très vite, l’enquête
s’enlise. L’affaire est classée sans suite. Mais, quelques années plus
tard, l’opiniâtreté du détective Jacek Wroblewski la fait sortir de
l’oubli. Divers éléments mènent l’enquêteur vers un dénommé Krystian Bala.
C’est Amok, un récit libertaire d’inspiration nietzschéenne, pornographique
et violent, dont Bala est l’auteur, qui capte toute l’attention du
détective. Il n’y a pas de doute possible : le héros d’Amok, le tortionnaire de Janiszewski et l’écrivain,
trop bien «documenté» et réaliste pour n’être pas coupable, ne sont qu’une
seule et même personne… Dans cette chronique d’un meurtre annoncé, l’auteur, tel un Faulkner mais
avec le lyrisme glacial et tranchant de la chronique «capotienne», décline
les clichés du roman policier pour mener à bien une réflexion sur la force
poétique du langage et la nature (coupable ?) de la littérature. Ici, se
dessine la perfection du crime sous les yeux d’un lecteur constamment
suspicieux, décontenancé et fasciné : soit Bala est coupable, et alors la
reproduction exacte de son livre est une manière brillante pour l’assassin
de détourner l’attention ; soit (plus brillant encore) l’auteur d’Amok est
innocent, et son livre, comme preuve insuffisante et sous couvert de
liberté créative, valide son innocence. Illustration judiciaire des thèses
philosophiques les plus radicales, cette «Lettre de Pologne» réinvente
l’acte littéraire fantastique. Fiction et réalité se mêlent jusqu’à
l’indistinction. En effet, véritable amas de paroles rapportées, le récit
même du narrateur – de David Grann ? – tout comme la véracité du crime
conté sont remis en cause. Et le lecteur, pris d’une ultime sensation de
vertige, de se demander si ce True crime porte bien son nom : la parole,
quand bien même s’agit-il de celle de l’auteur, est-elle bien d’or ?

Fiche technique

Poids 60 g
Dimensions 14 × 9 × 1 cm

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