Programme de juin 2020

La librairie reprend ses horaires d’ouverture habituels du mercredi au dimanche matin de 10h à 13h et de 15h à 18h.


Exposition Simon Ortner du 1er juin au 31 juillet.
Une rencontre avec Simon Ortner et Pierre Bonnet est prévue pour le samedi 11 juillet dans le cadre d’Un regain de poésie…

Affiche

• Samedi 13 juin à 18h – Lettres d’Insurgés

Le roman est un échange de 20 lettres, le premier volume présenté ici contenant les 10 premières. Le roman est fait d’allers et retours de lettres entre deux personnes qui ont autrefois participé ensemble à un soulèvement et une occupation d’usine.
Séparé.e.s par la répression et des frontières pendant 20 ans, leur conversation reprend par une critique sévère de leurs choix de vies réciproques, ainsi que de leurs interprétation divergentes de l’événement qu’illes ont partagé. S’en suit une longue discussion sur l’implication individuelle dans des mouvements collectifs, la désillusion dans le fait « politique » et la récupération, mais aussi sur les écueils de la création d’alternatives.
Sans mention de date ni de lieu, et publié pour la première fois en 1976 à Détroit aux États-Unis, le livre s’adresse à des personnes ayant perdu des illusions sur la possibilité d’un changement immédiat, sans pour autant pouvoir se résigner au conformisme ni s’empêcher de le désirer encore, avec une certaine ambivalence sur la question de l’espoir, qu’il soit passif ou non. De nature composite, le roman a été fortement inspiré de « personnages » véritables et de « faits historiques » correspondant pêle-mêle à la libération du nazisme et l’invasion par l’URSS de l’Europe de l’Est, les « coup » et « printemps » de Prague, l’insurrection hongroise de 1956, la déstalinisation, le MacCarthysme et les émeutes de 1967 à Détroit.

Rencontre avec Gyz éditeur de ce livre à Marseille.

Lettres d’insurgés (volume 1)

• Samedi 27 juin à 18h – Dorothée Volut – Un regain de poésie #1
Lecture de Dorothée Volut accompagnée du musicien et chanteur Boris Bruguière

Parfois une journée à vivre vaut mieux qu’un poème.
Ecrire le soir après avoir rangé sa barque, suffit.

Je comprends tout ce que tu dis sans le voir,
à cause de ta présence contre laquelle tu ne peux rien.

Alors, ne peux rien, ne peux rien.

Ne fais pas de la vie un puzzle, car elle ne l’est pas. 
On dirait que tu demandes : pourquoi y a-t-il une table et nous réunis autour. 
Le jour où tu auras une vache pour te répondre, je te le souhaite.
Si parler c’est pour autre chose,
alors vivre c’est pour quoi à la place ?

[…]

Extrait de Poèmes premiers,
Eric Pesty Editeur, 2018

Dorothée Volut – Un regain de poésie

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